sudfa.media - le 15 07 2026
🇸🇩 Arkawït : le festival du cinéma soudanais à Paris
🎬 L’association @association_arkawit et Sudfa Média, en partenariat avec @sorbonne_univ, le @goetheinstitut_paris et @laclefrevival, vous invitent au festival de cinéma soudanais Arkawït, du 2 au 6 septembre à Paris.
🎞️ Intitulé Arkawït, du nom d’un quartier historique de Khartoum et de l’association regroupant des artistes et cinéastes soudanais·es en exil, ce festival propose de découvrir la richesse et la diversité du cinéma soudanais.
📽️ Le festival met à l’honneur une nouvelle génération de cinéastes soudanais·es, particulièrement active depuis les années 2000 et après la chute du régime d’Omar el-Béchir en 2019.
🌍 Depuis le début de la guerre en 2023, de nombreux·ses réalisateur·rices ont été contraint·es de s’exiler. Malgré cet éloignement, iels poursuivent leur engagement artistique.
🎥 À travers une sélection de plus de 20 films (documentaires, fictions et films d’animation) le festival explore les représentations de la guerre actuelle, tout en mettant en lumière les héritages artistiques et les engagements sociaux du cinéma soudanais.
🗣️ Les projections seront accompagnées de tables rondes et de débats réunissant cinéastes, chercheur·ses et critiques, pour échanger autour de la création en exil et de la production artistique en temps de guerre.
📍 Du 2 au 6 septembre, les projections auront lieu au Goethe-Institut de Paris et à La Clef Revival.
🎟️ Une occasion unique de découvrir un cinéma encore trop peu connu et de contribuer à la valorisation du patrimoine culturel soudanais.
đź”— Lien disponible dans la bio du compte @association_arkawit bio pour soutenir le festival !
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sudfa.media - le 13 07 2026
⚖️Crimes au Darfour : des victimes portent leur témoignage devant la Cour pénale internationale
🇸🇩En octobre dernier, après des mois de Siège, la ville d’El Fasher devenait le théâtre de massacres commis par les FSR et ayant tué plus de 6000 civils. Ce 16 juin 2026, une Communication sur les crimes perpétrés au Darfour depuis 2024 a été transmise au bureau du Procureur de la CPI. Cette initiative, portée par un groupe de civils soudanais ayant été victimes directes de ces crimes, requiert un examen des violations commises par les FSR et leurs soutiens.
📝Mujahed Othman Abdelrahim Mohamed, journaliste d'investigation, a mené un travail de recherche de 2 jours au sein du camp de déplacés d’Al-Affad, dans lequel il a recueilli le témoignage de sept victimes. Ces témoignages constituent le cœur de la Communication et complètent la documentation existante sur les conditions humanitaires difficiles, les détentions arbitraires de civils ainsi que les violences sexuelles perpétrées.
💉Parmi ces récits se trouve celui de Mohamed Ismail Abdelrahman Hassan, médecin à El Fasher, qui témoigne des bombardements systématiques visant les hôpitaux. Il dénonce une « rupture des services et une pénurie croissante de personnel médical liée au ciblage direct des professionnels de santé », compromettant gravement la situation humanitaire à El Fasher.
💥Les preuves ainsi que les témoignages recueillis pointent également du doigt les violentes pratiques adoptées par les FSR et largement documentées sur les réseaux sociaux. Parmi ces modes d’opération se trouve notamment l’utilisation de véhicules pour écraser des civils.
🇦🇪Les éléments transmis au Procureur mettent également l’accent sur la responsabilité des acteurs externes ayant apporté du soutien logistique et financier aux FSR. Pour la première fois, la Cour est appelée à enquêter sur le rôle de ces acteurs publics et économiques sur la base de l’article 25 du Statut de Rome. Sont visés par la communication le Vice-président des Emirats, des chefs d’entreprises ainsi que d’autres individus ayant permis ou supporté directement les exactions des FSR.
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sudfa.media - le 12 07 2026
Soudan 🇸🇩 : les nouvelles de la semaine
➡️ Combats sur plusieurs fronts : l’armée reprend Kurmuk, les FSR reprennent Kulbus.
➡️ Exactions à Kulbus : les Comités de résistance d’El-Fasher alertent sur une catastrophe humanitaire.
➡️ L’ONU craint qu’El-Obeid ne devienne un « nouveau théâtre de crimes », scénario similaire à El-Fasher.
➡️ Le Parlement européen adopte une résolution mettant en cause les Émirats arabes unis pour leur soutien aux FSR.
➡️ La CPI enquête sur le Darfour, avec des preuves reliant les crimes à des niveaux de commandement.
➡️ Au moins 330 enfants tué·es ou blessé·es en six mois, selon l’UNICEF.
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sudfa.media - le 10 07 2026
🗝️ Des clés pour comprendre la guerre au Soudan : FSR, chronologie d’une montée en puissance 🇸🇩
💥 Les FSR trouvent leur origine dans les milices Janjaweed, formées principalement de membres de communautés d’éleveur·ses et de nomades du Darfour. Officiellement intégrées à l’État soudanais en 2013, elles sont placées sous le commandement de Hemedti.
🔥 En 2003, les Janjaweed ont collaboré avec l’armée soudanaise contre les mouvements rebelles du Darfour. Elles ont été accusées de violations graves des droits humains : massacres, destructions de villages, pillages, violences sexuelles, nettoyage ethnique.
🏛️ En 2004, le Conseil de sécurité de l’ONU a exigé le désarmement des Janjaweed.
💥 En 2007, Hemedti fait défection et se rebelle contre le gouvernement. Pour garantir son retour, le régime de Béchir lui propose le paiement rétroactif des salaires et le grade de général de brigade. En 2013, les milices sont restructurées et rebaptisées « Forces de soutien rapide ».
🇪🇺 En 2014, les FSR lancent des opérations à la frontière libyenne dans le cadre d’un accord avec l’UE pour lutter contre les migrations irrégulières, renforçant leur rôle et leur influence.
📌 En 2019, les FSR participent à la répression des manifestations contre Béchir puis à la dispersion violente du sit-in, causant des dizaines de morts. Hemedti devient vice-président du Conseil de souveraineté de transition.
🇦🇪 Entre 2019 et 2021, les FSR doublent leurs effectifs, renforcent leur autonomie, développent des relations avec les Émirats arabes unis et consolident leurs ressources économiques grâce au contrôle de zones stratégiques liées à l’or.
🔥 En 2023, l’armée exige l’intégration des FSR en trois ans, tandis qu’elles demandent dix ans. Ce désaccord marque une montée des tensions, conduisant à une rupture ouverte et au déclenchement du conflit armé en avril 2023.
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